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Tiffany Aubert (ici entourée de ses parrains de la SLAB) une future prof de langues qui a déjà la poésie dans le sang. Son style et son sage minois évoquent déjà quelque chose aux habitués du concours. Logique ! Tiffany participe à l'épreuve des « Victors » depuis l'âge de 11 ans. « Mon premier concours de la SLAB a vraiment été le point de départ. Ma prof de CM2 m'avait incité à participer. Je ne savais pas trop ce que j'allais faire et puis j'ai gagné ». Elle se souvient même du titre, « Le ver de terre tête en l'air ». Là, elle concourait parmi les adultes pour la première fois et les a bien devancés.
Adepte du sonnet
« J'aimais beaucoup le français et la langue. A l'école primaire, je faisais beaucoup de petits poèmes qui rimaient. Je ne calculais pas encore le nombre de vers. Au collège, je me suis mise à l'alexandrin. Maintenant c'est ce qui me vient le plus facilement », confie-t-elle la voix douce. Racine disait peut-être la même chose. Mais c'est Ronsard, Hugo, Lamartine, Rimbaud et les sonnets que Tiffany préfère.
La jeune Bauloise apprend aujourd'hui les langues au pluriel. En 2e année de licence de langues et civilisations étrangères, elle étudie l'anglais, l'espagnol et le japonais. Et l'écriture dans tout ça ? Et bien, c'est un hobby. Comme certains jouent au squash ou au piano pour « se relaxer », Tiffany écrit ses poèmes et voyage.
Maturité et talent
Sa langue de prédilection reste la même que Molière. Elle y a sculpté en alexandrins Rêveur en voyage justement, le poème qui lui a permis de remporter le prix (lire ci-dessous). « Elle avait quelque chose en plus, la maîtrise de la métaphore, un vrai recul sur le rôle du poète. Tous les ans, depuis qu'elle est petite, elle nous impressionne ! », confie Christiane Kerboul. La vice-présidente de la SLAB est admirative.
Rampe de lancement, la SLAB a donné confiance à Tiffany. A l'âge de 17 ans, à la demande d'un comité de lecture niçois, elle a même publié son propre recueil, illustré par sa jeune soeur Ophélie -il y a des familles comme çà-. Après avoir remporté divers prix de poésie dans la région, Tiffany n'en finit pas de faire connaître son talent. Elle ira chercher en juin le 3e prix de Poésie en liberté , concours de la ville de Paris. Pour Christiane Kerboul, nul doute, « elle est l'avenir de la SLAB ».
Lucie Beaupérin