Christiane Coudrier, directrice du CHU de Nantes
Christiane Courdier prendra la tête du CHU de Nantes en septembre. Photo : François Nascimbeni
Elle vient d'être nommée par Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé.Elle vient de Reims où elle dirigeait depuis 2000 le CHU de 2 500 lits.
Christiane Courdier, 59 ans, est nommée directrice générale du CHU de Nantes (près de 3 000 lits et places). Elle succédera en septembre à Pierre Gustin, qui a démissionné en avril et à Daniel Moinard, qui assure un intérim remarqué jusqu'à la fin du mois.
Titulaire d'une licence en droit, diplômée de l'école nationale de la santé publique à Rennes, elle a été successivement attachée de direction au centre hospitalier de Longjumeau (Essonne), directrice du centre hospitalier d'Evry (Essonne), directrice du centre hospitalier de Bourges, avant de prendre la tête, en 2000, du CHU Reims (2 500 lits). Elle est d'ailleurs une des rares femmes à occuper cette fonction.
« C'est une femme tonique, dynamique, énergique, bref, qui a du caractère », souligne un journaliste de l'Union de Reims. « Elle est assez ferme dans ces choix, n'hésite pas à prendre des positions courageuses et sait reconnaître ses erreurs. Elle a une façon de parler claire et tranchée. »
Son sens de l'équipe est aussi reconnu au CHU de Reims, où elle avait pris en main l'extension du CHU, en cours.
Des projets, Christiane Coudrier devra en mener ou du moins en lancer beaucoup à Nantes, si elle applique le plan concocté en quelques mois par le directeur par intérim, Daniel Moinard. Il y a en particulier, d'ici 20 à 25 ans, le projet de regrouper sur un seul site (sur l'île de Nantes) le CHU. À plus court terme, c'est-à-dire d'ici quelques années, diverses activités (thorax, néphrologie, biologie, recherche thérapeutique) devraient s'ancrer dans l'île de Nantes.
Ces chantiers sont acceptés par le conseil d'administration et le médecin. Mais il faudra auparavant éponger le déficit financier (33 millions d'euros en 2007). Pour ce faire, il a été décidé de bloquer la masse salariale à son niveau de 2007. Le CHU ne renouvellera pas 150 postes-contrats de remplacement et 150 recrutements sont annulés. Forcément, ces décisions ont suscité un front du refus chez les syndicats. Syndicats qui ne manqueront pas de tester, dès l'automne, « le caractère « de Christiane Courdier.
Philippe GAMBERT.
Ouest-France