FC Nantes Alonzo : « Stoppé en plein élan »
Particulièrement inquiet sur son état de santé jeudi soir à Casablanca, Jérome Alonzo a semblé plus serein hier à l'hôtel des Canaris. : Photo Charles Guyard
S'il ne connaît toujours pas la nature de sa blessure ni son indisponibilité, c'est néanmoins un Jérôme Alonzo serein qui s'est confié hier sur la terrasse de l'hôtel marocain où sont logés les Canaris.
Retrouvez ici notre dossier spécial sur le FC Nantes
Jérôme Alonzo, comment vous sentez-vous au lendemain de votre blessure ?
« J'ai passé une sale nuit et j'ai fait une bonne sieste. Mais là, ça ne fait même pas vingt-quatre heures donc il faudrait plus demander au staff médical (1) car je ne sais pas ce que j'ai. Pour moi, au niveau sensation, c'est assez curieux car c'est une douleur qui ne m'est pas familière. »
Que s'est-il vraiment passé ?
« J'ai revu les images ce matin (hier). En fait, le pied est parti, puis le genou s'est planté par terre et le corps est passé par dessus. Ça aurait pu être les croisés. Mais je n'y ai pas pensé car la douleur est tout de suite remontée dans l'intérieur de la cuisse gauche puis dans la hanche. Une douleur, même vive, quand elle t'est familière, tu sais ce que c'est, on n'en parle plus. »
Etes-vous toutefois moins inquiet aujourd'hui ? Car vous sembliez vraiment mal lors de votre sortie du terrain...
« J'ai fait deux malaises. Sur le moment, tout vous traverse l'esprit. C'est un nouveau club, tu joues ta place,... Il y a une seconde où tout ça se met ensemble et le corps coupe tout. Après, quand bien même je ne commencerai pas le championnat, ce n'est pas la fin de ma carrière non plus. »
Y pensez-vous justement, au fait de ne pas pouvoir débuter la saison ?
« Très égoïstement, c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit. Je travaille pour ça depuis le mois de janvier dans l'éventualité d'un nouveau club. Je bosse comme un âne ! Et là, je suis stoppé en plein élan. »
C'est la première fois que ce genre de blessure vous arrive ?
« Oui, et cela faisait trois ans que je ne m'étais pas blessé... Après, sans chercher d'excuse, moi, j'ai mes habitudes avant les matches. Là, je vais à une rencontre où je suis titulaire pour la première fois. Les embouteillages dans Casablanca ont fait qu'il ma manqué une demi-heure d'échauffement. Evidemment il aurait pu ne rien m'arriver. Mais je pense que ces blessures, pour moi, n'arrivent jamais par hasard. Dans le haut niveau, il n'y a pas de magie. »
Qu'allez-vous faire d'ici lundi ?
« Beaucoup de repos, des soins, de la piscine. Je me lèverai avec les autres le matin, j'irai aux soins pendant qu'ils s'entraîneront. Le docteur qui supervisera tout ça me donne des cachets pour que ça dégonfle. Après, on croisera les doigts d'ici l'échographie. »
Deviez-vous normalement débuter la saison comme titulaire ?
« Je n'en ai sincèrement aucune idée. Je n'ai aucune garantie. »
Michel Der Zakarian comptait évoquer cela avec les gardiens avant de rentrer à Nantes. Vous attendez ça avec impatience ?
« Pas du tout. Dans ma logique de préparation, s'il me l'annonce une semaine avant, ça me suffira. Maintenant, peut-être que son discours va être décalé par rapport à l'attente des résultats (médicaux). »
Recueilli par Charles Guyard (à Skhirat)
(1) Interrogé hier soir, Georges Riaud, le médecin du FCN n'a pas souhaité préciser la nature de la blessure de Jérôme Alonzo dans la mesure où celui-ci n'a pas encore passé d'examens complémentaires. Une échographie devrait avoir lieu mardi au CHU de Nantes.
Presse-Océan