FOOTBALL FC Nantes Aux abonnés absents
La photo date du sinistre 10 février 2007, lorsque Valenciennes vint humilier les Canaris (2-5). En plus du résultat, espérons que les tribunes ne soient pas aussi dégarnies. : Photo Archives Pierre Minier/Ouest-Médias
À quinze jours de la reprise du championnat, le FCN peine à franchir la barre des 11 000 abonnements. Un total famélique qui n'inquiète cependant pas la direction.
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Et réagissez à cet article : vous, allez-vous vous abonner ?
Frédéric Da Rocha et Rémi Mareval, dont l'effigie orne les panneaux publicitaires, seraient-ils de mauvais apôtres, malgré leur talent ? À moins que le FC Nantes ne soit plus « éternel »... Toujours est-il qu'on ne se presse pas des masses à l'heure de prendre son pass.
- 37 % par rapport à 2006
Quand un club comme le RC Lens, relégué en Ligue 2, affiche d'ores et déjà 18 000 encartés, les Canaris en sont à peine à 11 000, soit seulement 4 % de plus que la terrifiante saison dernière (10 500) et 37 % de moins que l'exercice 2006-2007 (17 500) ! Loin. Très, très loin de l'objectif escompté, à savoir 20 000.
« Je ne vais pas raconter de salades, lance Pascal Praud. Ça stagne. » Et ni Ivan Klasnic ni Guirane N'Daw n'ont su inverser cette pernicieuse tendance. Point d'effet.
Pis, la part des réabonnements tacites (sans demande expresse de résiliation avant le 30 mai, le bail était immédiatement renouvelé) constitue l'écrasante majorité du total. Maillot jaune en prime. « Si la question est de savoir si nous avons beaucoup de nouveaux abonnés, la réponse est non », avoue le directeur général délégué au marketing et à la communication.
Alors, comment expliquer cela ? Baisse du pouvoir d'achat conjuguée à une hausse conséquente des tarifs ? Ligue 1 insuffisamment séduisante ? Ou, tout simplement, volonté de s'offrir un menu à la carte.
« Le public attend de voir »
Face à cette problématique, l'ancien journaliste de TF1 avance son hypothèse : « Le public attend de voir et c'est normal. Les supporters ont été tellement échaudés qu'ils préfèrent patienter. Nous sommes à Nantes, l'attente est différente. On est descendu par l'ascenseur, on remonte par l'escalier. » Les premiers pas étant, à ce titre, décisifs.
« Il sera important de bien démarrer, mais nous ne sommes pas inquiets. La Beaujoire fera le plein souvent au cours de la saison. » Pour un peu, la direction se réjouirait même de cette infortune, remplir un stade billet par billet étant économiquement plus rentable que de compter sur ses seuls fidèles.
Il n'empêche, il y a bien longtemps que Louis-Fonteneau n'avait pas connu pareille pénurie. Et la comparaison avec les autres « grands » de la L1 en terme d'image - si chère à Waldemar Kita - est, disons, éloquente. Ne manquerait plus, ce que personne ne souhaite, que les résultats pointent pareillement aux abonnés absents. Le public nantais a beau être fidèle, mieux vaut se prémunir de la disette.
D'autant qu'il reste du grain à moudre jusqu'au terme de la campagne de souscription. Avec le temps, qui sait, tout reviendra...
Etienne Kiss
Presse-Océan