Football : L'entreprise FCN : une équipe dans l'équipe
Assis sur les nouveaux sièges des nouvelles loges de la Beaujoire, Pascal Praud, Directeur général délégué, a confiance dans le projet impulsé par le président Kita. Photo : Alexis Bernard
FC Nantes. L'entreprise Nantes+, l'autre équipe de Waldemar Kita, se mobilise en coulisse. Une activité qui témoigne elle aussi de la nouvelle ambition nantaise.
Des loges, des bancs, une boutique : l'entreprise FC Nantes tourne à plein régime. Depuis l'arrivée de Waldemar Kita, les chantiers se multiplient, sur, mais également hors du terrain. Sous l'impulsion de l'omniprésident, le business en jaune et vert veut se construire une nouvelle histoire, lui aussi.
Il a d'abord fallu composer avec les restes du passé. « Avant l'arrivée de Waldemar Kita, le club déléguait sa régie commerciale à une société, explique Pascal Praud, Directeur général délégué du FC Nantes. Nous nous sommes donc séparés de Sportfive afin de gérer nous-même notre force de vente. Grâce à cela, nous avons aujourd'hui plus d'autonomie. » Un changement de statut qui confère au club l'entière responsabilité de sa gestion extra-sportive. Désormais, Waldemar Kita contrôle tout, de l'anonyme pensionnaire du centre de formation à la simple opération de communication.
« Kita-compatible à 100 % »
En prenant les rênes du FC Nantes, Waldemar Kita s'est imposé en proposant un projet. Son projet. Qui l'aiment le suivent ! Et à ce petit jeu, les cadres du club adhèrent et l'adorent. « Avec Kita, le club trouve son identité ! » lance l'ancien journaliste. « Désormais, dans le club, il y a un véritable discours. C'est ce qui nous manquait sûrement par le passé », renchérit Éric Chevrier, directeur commercial. Tous se rangent derrière le patron et Pascal Praud ose même : « le Kita-compatible. Moi, en tout cas, je le suis à 100 %. »
On l'aura compris, la stratégie d'entreprise est plus que jamais le nouveau moteur du FC Nantes. La « deuxième équipe Kita » se reconstruit elle aussi avec de nouveaux objectifs. Le souci d'indépendance est d'ailleurs au coeur des projets de la maison jaune. « Nous réfléchissons actuellement sur nos relations avec la mairie de Nantes, confie Pascal Praud. La Jonelière et la Beaujoire ne nous appartiennent pas. Le club envisage donc un bail différent, emphytéotique notamment (bail de longue durée, généralement de 99 ans, qui donne au loueur un droit plus important sur le bien) comme à Lens ou Toulouse. »
Davantage qu'un simple club de football, le FC Nantes est plus que jamais une entreprise. Le business s'invite à toutes les tables et se nourrit de l'appétit du président franco-polonais. La preuve, ce dernier n'a pas hésité à débloquer une enveloppe de 1,5 million € pour restaurer la Beaujoire. L'enceinte nantaise pourra ainsi se positionner en stade d'accueil pour un éventuel championnat d'Europe français, en 2016.
A. B.
Ouest-France