Formation : le FC Nantes est « reparti de belle manière »
Après avoir dynamisé le recrutement-jeunes, Christian Larièpe touche aujourd'hui les (premiers) dividendes de son action. : Photo Pierre Minier/Ouest Médias
Avec la signature, le week-end dernier, de Yoann Gomez (12 ans et demi), le FC Nantes a décidé de changer de braquet au niveau du recrutement des jeunes. Le point avec Christian Larièpe, le directeur technique.
Ces dernières saisons, Nantes n'investissait pas sur de jeunes joueurs. Trouvez-vous cela normal ?
« Non. Car, aujourd'hui, le système est ainsi fait. Mais je le répète : ce n'est pas l'argent pour l'argent. Un plan de carrière se bâtit. Forcément, à un moment donné, il faut mettre des sommes en face. Qui doivent toutefois correspondre aussi à des objectifs. Mais il ne faut pas tomber dans l'exagération. Il ne faut pas que l'aspect financier prenne le dessus sur le sportif. »
Pour remettre le navire à flot, il semblerait qu'il y ait du pain sur la planche...
« Oui. Une génération ratée, c'est parfois cinq ans. Malgré tout, sur ce plan, on est reparti de belle manière. Désormais, on donne à nos recruteurs, nos superviseurs, les moyens d'agir. Je tenais à faire un recrutement post-formation adéquat. Car on a constaté qu'il manquait, dans certaines catégories, des postes bien spécifiques. Il faut donc essayer de rattraper ça à travers différentes orientations. »
Combien de recruteurs oeuvrent aujourd'hui pour le FCN sur la France ?
« Six. Chacun ayant un secteur bien défini, excepté Vincent (Bracigliano) qui gère l'ensemble des choses, Bernard Blanchet et Joël Bichon étant chargés de la région. »
N'étaient-ils pas plus nombreux avant votre arrivée ?
« En effet. Cela dit, on augmentera peut-être leur nombre dans les années qui viennent. Mais pas de façon considérable. Je préfère en avoir moins et gérer tout plutôt que d'en avoir de tous les côtés. »
En ce moment, on a l'impression que vous « mettez le paquet » sur de jeunes éléments...
« Le paquet, c'est un grand mot. On est présent. On essaie d'être présent avant les autres, de bien vendre l'image de marque du club, sa scolarité... On tente d'accompagner les jeunes par des plans de carrière cohérents et adéquats. Effectivement, dans ce sens-là, on met le paquet. »
Avez-vous une enveloppe allouée à cet égard ?
« Non, on ne l'avait pas cette année. Ça n'a pas été budgétisé. On l'aura la saison prochaine. De quel montant sera-t-elle ? Avec le président, on est en pleine discussion actuellement sur les budgets.
« On mettra une fourchette basse et une autre haute en fonction, aussi, des opportunités. Je serai beaucoup plus précis dans deux mois. »
Si on vous dit, mieux vaut prendre dix bons jeunes à 100 000 euros plutôt qu'une recrue à un million d'euros...
« Si on a les moyens, on essaie de prendre les deux (sourire) ! »
Recueilli par Jean-Yves Queignec
Presse-Océan