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La Baule a dit adieu à la Samsung Super Ligue, avec la légitime ambition d'ouvrir, la saison prochaine, le circuit super élite appelé à lui succéder. Dix grands concours postulent à six places. Fort du soutien des politiques et de la FFE, La Baule veut croire que le paysage équestre mondial ne pourra se passer du Jumping international de France. : Franck DubrayYves Métaireau, le maire de la station balnéaire, avoue ne pas s'offusquer de l'initiative du président de la SCH. Sans doute, parce que le premier édile de La Baule s'accommode, de longue date, du mode de fonctionnement présidentiel. « Il est comme ça, René. Il avance et les autres doivent suivre. Mais bien évidemment que rien ne se fera sans concertation avec tous les partenaires et au premier rang d'entre eux les institutionnels. Mais comment imaginer que le Jumping de La Baule puisse être rétrogradé dans la hiérarchie mondiale ? » s'interroge Monsieur le Maire.
Le premier magistrat baulois a eu, durant ce week-end de Jumping, des entretiens profitables avec les pouvoirs sportifs. Il a entendu l'Irlandais John Roche, directeur du jumping et de la Super ligue à la FEI, lui confirmer que le label Officiel de France serait garanti pour 3 nouvelles années au concours baulois. Sans doute a-t-il entendu aussi l'Irlandais lui dire que La Baule avait sa place dans la Super Super Ligue aux côtés de cinq autres prestigieux concours dont le Canadien Calgary (Canada) et l'Allemand Aix-la-Chapelle. Mais ni l'un ni l'autre ne l'avoueront.
Le bulldozer déjà en action
Yves Métaireau a également obtenu des garanties de la fédération française. La Baule est et restera le Jumping de France. « Il est impensable, nous a ainsi confirmé le vice-président de la FFE, que la 2e nation adhérente de la FEI ne soit représentée dans ce circuit d'élite des concours. Impensable que La Baule ne soit pas une des 6 étapes. La fédération fera son devoir. »
Un engagement clair, de nature à conforter des collectivités territoriales qui ont engagé près de 6,5 millions d'euros ces dernières années pour rénover le stade François-André, sa tribune, sa piste... « Et on ne doit pas en rester là, admet Yves Métaireau, mais vous comprendrez qu'il nous faut des garanties. »
Le dossier baulois est solide. Le cadre, les conditions d'accueil optimisées par l'apport du Groupe Lucien-Barrière et ses palaces, la qualité du parcours et des infrastructures, l'engagement des travaux de rénovation à concurrence de 2 millions d'euros « de la carrière d'entraînement et des boxes, priorité des priorités », admet Yves Métaireau, situent le Jumping international de France en excellente place sur la liste encore secrète des élus de la Super Super Ligue. Reste le principal sésame : la dotation. Le talon d'achille de René Pasquier. « Il faut garantir une dotation globale d'au moins 750 000 €, admet le patron du concours baulois. 300 000 € pour la coupe des nations apportés par le sponsor de la FEI, 300 pour le Grand Prix et le reste dans quatre autres épreuves classantes dont notre Derby. Il me faut donc réévaluer mon budget de quelque 200 000 €. Je vais y arriver sans demander un centime de plus aux collectivités », s'engage René Pasquier.
Et avec un tel bulldozer, on doit se persuader que le terrain est quasiment déblayé.
Max FOUGERY.