Jardiner sans polluer : des clés pour y arriver
Des rendez-vous sont organisés, samedi, au jardin pédagogique de Cramphore, au Pouliguen.
Dès jeudi, le Centre permanent d'initiatives pour l'environnement Loire Océane propose plusieurs rendez-vous dans la Presqu'île. Son but : informer le public sur les alternatives aux pesticides.
La première édition nationale de la semaine sans pesticides se déroule du 20 au 30 mars. Cette action est relayée localement par le Centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) Loire Océane, à travers la Presqu'île. Des professionnels de l'agriculture et des espaces verts, ainsi que des experts en la matière, vont se mobiliser. Leur but commun ? Sensibiliser le public et présenter une autre façon de cultiver pour ne plus utiliser de produits polluants. Les pesticides se déclinent en autant de fongicides, herbicides qu'insecticides...
Des solutions simples
« Avec 80 000 tonnes de substances actives par an, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe. L'utilisation des pesticides se répercute à la fois sur l'environnement (pollution des eaux, de l'air, du sol...) mais aussi sur la santé, favorisant certains cancers, perturbations endocriniennes, problèmes neurologiques, problèmes d'allergies, d'asthme... », énumère Maryline Heinry, animatrice environnement du centre du Pouliguen.
Il faut donc changer notre manière de jardiner et faire en sorte que notre pays ne fasse plus office de lanterne rouge dans ce domaine. Pour éclairer le public, le CPIE Loire Océane a décidé de mettre en avant des pratiques locales, en proposant des visites dans les serres municipales du Pouliguen et du Croisic. Des rendez-vous au jardin pédagogique du Pouliguen, où Jean-Luc Sacquet apportera des solutions simples et pratiques, sont aussi au programme. On pourra également écouter un apiculteur qui relatera la vie des abeilles et ses difficultés face aux pesticides.
M. Valle ouvrira les portes de son potager et de son verger, Annick et Yves Gillen feront découvrir des techniques pour travailler le sol tout en respectant son intérêt biologique. Enfin, Jaouen, comédien clownesque, invitera à réfléchir, sur le ton de l'humour, sur nos pratiques quotidiennes liées à l'eau, sa qualité, à sa préservation et à l'usage que nous en faisons.
Ouest-France