Au large du Croisic, une plongée dans l'histoire
Vos photos de La Baule
Co-location









Le bus de la CFDT sillonne la Loire-Atlantique et la Vendée cet été pour informer les travailleurs saisonniers sur leurs droits. : Photo Denis BourdeauBeaucoup d'infractions
On estime entre 10 000 et 15 000 le nombre de saisonniers travaillant cet été, en Loire-Atlantique. Beaucoup sont employés dans l'hôtellerie-restauration et dans l'animation, au sein de clubs de plage, de campings et de villages vacances. « Tous les ans, on constate des infractions au code du travail, constate Isabelle Mercier, responsable de l'union locale CFDT de Saint-Nazaire : non paiement de la totalité des heures effectuées, non majoration des heures supplémentaires, absence de contrat de travail, période d'essai non rémunérée, démission forcée, logement insalubre... ».
Une patronne insupportable
Pour éviter qu'un job d'été ne tourne à la galère, « il faut demander un contrat de travail indiquant les horaires, les temps de repos, les tâches dévolues et la rémunération des heures supplémentaires, sans oublier le bulletin de salaire », conseille Isabelle Mercier.
Carole, une Nantaise de 19 ans, avait déniché un emploi de deux mois dans un camping, dans le Morbihan. Après onze jours de travail, elle a renoncé. « La patronne était insupportable, justifie la jeune fille. Elle cherchait en permanence à me déstabiliser, y compris devant les clients ». Carole n'a pas supporté la pression.
Désormais, elle cherche à récupérer une partie du salaire qui lui est dû, « soit environ 480 € pour onze jours d'activité ». Mercredi, elle est montée à bord du bus de la CFDT pour se renseigner sur la marche à suivre. En attendant, Carole a déjà rebondi. Elle a trouvé un nouveau job dans un hôtel, à La Faute-sur-Mer (Vendée).
Denis Bourdeau
(1) Le bus de la CFDT reviendra à Pornic (18 août), Nantes (19 août) et Pornichet (20 août). Contact au 02 40 22 54 62