Spécial été 2008 !
La saison 2008-2009 du FC Nantes
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La magie de ce rendez-vous, c'est l'adéquation entre la qualité du spectacle et la proximité d'un public nombreux et connaisseur. Grâce à une météo clémente, en tout cas beaucoup moins capricieuse qu'au premier jour, la magnifique pelouse a vu s'affronter dans d'excellentes conditions les meilleurs cavaliers et chevaux internationaux. Rien moins que neuf nations se disputaient les faveurs de la Super league par équipe, hier à 15 h. Le public était bien là, remplissant les places des tribunes couvertes ou appuyées sur les lices. Un public de jeunes et de moins jeunes, souvent très connaisseur.
Au micro, les commentaires d'André-Jacques Le Goupil donnaient tout son sel à la compétition, finement pédagogiques et enthousiastes. Un régal pour découvrir le saut d'obstacles. Pour rehausser le tout, le jumping s'est offert juste avant le départ de la Super league le délicieux accent québécois d'Éric Lamaze, Canadien hors compétition. Ce dernier a effectué à pied le parcours pour en énoncer au micro toutes les difficultés. Truculent à l'oreille.
Pour la toute jeune Mathilde, venue avec sa maman de Guérande, c'est le premier jumping. Elle monte à poney depuis cette année et rêve de monter à cheval. Oui, mais plus tard. D'autres cavalières plus émérites encouragent les compétiteurs, comme Alice, cavalière « depuis l'âge de 5 ans », et Chloé, sa copine. Elles montent toutes deuxen centre équestre à Guérande. Munie d'appareils photos, elles mitraillent passionnément « tous les concurrents » !
Des oh ! et des ah !dans les tribunes
Nicolas, lui, est venu pour la deuxième année au jumping, d'Angoulême : « Je travaille dans lecheval. Ma patronne est membre de l'équipe de France de complet. » Pour le jeune homme, « ici,c'est vraiment un exemple au niveau des concurrents et du lieu. C'est très chouette. » Nicolas fréquen-te les concours comme Bordeaux pour la coupe du Monde etles concours complets. Ici, il se« régale ».
Sur la pelouse, les concurrents enchaînent les parcours. Peu réussissent à se jouer de tous les obstacles. Pensez, le franchissement de barrières de 1,60 m répété de nombreuses fois, c'est très difficile à effectuer, surtout à la fin... Sélectif, le parcours l'est assurément. Et cela fait des oh ! et des ah ! dans les travées des tribunes. Le public, béat avant chaque saut, livre son sentiment après la difficulté. Déçu ou épaté. Les applaudissements crépitent à la fin des parcours, très nourris pour les meilleurs.
On pourrait presque classer les couples cavalier-cheval à l'applaudimètre, tant le public suit attentivement l'épreuve !
Michel ORIOT.