Au large du Croisic, une plongée dans l'histoire
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Les Côtes d'Amour et de Jade ont été touchées par les réductions d'effectifs de CRS de plage. : Archives Franck DubrayInquiet de cette réforme, l'Unsa-police a entamé une tournée des plages. Des représentants du syndicat étaient, le 6 juillet dernier, en presqu'île guérandaise où ils ont distribué des cartes postales pétitions afin d'alerter les vacanciers et les locaux. Une campagne qui n'aurait pas été appréciée en haut lieu, « alors qu'on souhaite seulement informer la population » ajoute Philippe Capon.
Selon Yves Milla, la logique est simple : « Si on ne parle plus des actions positives des CRS sur les plages, il ne s'y passe rien. On n'y est donc plus d'aucune utilité. »
Les Côtes d'Amour et de Jade ont été touchées par les réductions d'effectifs : quatre postes ont été supprimés depuis l'an passé à Pornichet, Saint-Michel-Chef-Chef et La Turballe.
René Leroux, maire de La Turballe, n'a obtenu que trois CRS cette année, contre quatre l'an dernier. « Il faut se battre tous les ans pour obtenir des postes. Alors que les CRS ont une autorité naturelle sur les plages. Et ils montrent le sérieux de la collectivité », affirme-t-il.
La raison invoquée pour ces suppressions de postes : le coût. « L'État part du principe qu'on n'a rien à faire sur le sable si on est policier. Mais les délinquants se déplacent aussi ! » sourit, un peu amer, Yves Milla.
Au-delà de l'aspect financier, René Leroux voit un point positif à la présence des CRS sur les plages : « C'est aussi une autre image que l'on donne d'eux. Ils se montrent sans casque, ni bouclier. »
Elsa MARNETTE.