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Titulaire d'un Bac pro commerce, Rahamata Hassani peine à trouver du travail dans sa branche. Grâce aux tests d'habiletés, elle a pu postuler comme saisonnière aux Serres de Goulaine. Postuler comme ouvrier serriste avec un Bac pro commerce ; la situation est amenée à se généraliser. C'est du moins l'objectif d'une nouvelle méthode de recrutement mise en place par l'ANPE dans le secteur du maraîchage.
Lancé en février dernier, ce dispositif expérimental permet de sélectionner les candidats sur leurs habiletés et non leur CV. Les premiers résultats s'avèrent concluants.
Des employeurs safisfaits
Sur les 43 postes d'ouvriers serristes en tomates et agents de productions radis proposés, cent personnes ont candidaté. La totalité des offres d'emplois saisonniers a été pourvue et avec succès. « Grâce aux tests de capacités, on savait que les personnes répondaient à nos critères. Le nombre de désaffection est moindre ainsi que le temps de formation », témoigne Lydie Khamkhao, responsable du recrutement aux Serres de Goulaine.
Sur les 13 saisonniers qu'a accueillis cette société, trois voient leurs contrats prolongés jusqu'à décembre alors que la saison s'achève en septembre.
« Plus de chances »
Rahamata Hassani, 29 ans, devait faire partie de ces employés « prolongés », mais elle a « d'autres projets ». Titulaire d'un Bac pro commerce, elle apprécie néanmoins cette expérience dans les serres.
« Il n'y a pas beaucoup de travail dans mon secteur alors je cherche des petits boulots. Ouvrier serriste, c'est mieux que de faire du ménage », témoigne cette Nantaise qui estime « avoir eu plus de chances » d'être recrutée « grâce aux tests ».
70 à 100 offres d'emplois
Comme elle, nombreux sont les « urbains » à profiter de ce dispositif. « En 2004, on comptait 35 à 40 % de citadins à travailler dans les exploitations agricoles du secteur. Aujourd'hui, ils représentent au moins 70 % des effectifs », analyse Éric Tesch, de la Fédération des maraîchers nantais (160 adhérents). Une tendance accrue par le développement des transports en commun et que l'ANPE compte faciliter grâce à ces nouvelles méthodes d'embauche.
« Pour la prochaine saison, qui débute en février, on proposera 70 à 100 emplois à pouvoir sur habileté, annonce Christophe Bonraisin, du pôle agriculture de l'ANPE. On pense aussi élargir le dispositif à la viticulture, 15 postes environ seront proposés en octobre-novembre ».
Etienne Mvé-Le Gall
Renseignements sur anpe.fr ou maraichersnantais.fr.