Au large du Croisic, une plongée dans l'histoire
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La montée acquise, les Nantais ont posé avec le sigle de la LNH, l'élite de hand français. : Photo Arnault CantreauUne structure remaniée
Depuis mars dernier, le HBC Nantes est scindé en deux parties : l'associatif et le secteur « performance », qui regroupe l'équipe première et le centre de formation. Une restructuration qui prendra tout son sens avec, dixit Gaël Pelletier, président délégué au secteur professionnel, « l'embauche d'un responsable administratif et financier. Ça devrait être fait au 1er juin afin de mettre en place le cahier des charges de la Ligue. »
Un budget doublé
Pour « exister » en D1, le « H » va devoir multiplier son budget par deux. « Vu qu'on part de bas - depuis au moins cinq ans, on n'a jamais vu, à euro constant, une équipe accédante avec un budget aussi peu élevé que le nôtre (750 000 euros), il faut le doubler pour avoir une chance raisonnable de se maintenir. On essaye donc d'atteindre 1,5 million d'euros (1,6 million pour l'ensemble du club). Ça nous paraît le minimum. Cette année Pontault-Combault, l'actuel dernier de D1, avait 1,4 million. Un budget traîné comme un boulet » prévient Gaël Pelletier. « On passe devant la CNCG (Commission nationale de contrôle de gestion) le 22 mai. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir : nos propres sponsors ont laissé entendre qu'ils pourraient revoir leur aide à la hausse (par exemple, le Crédit Mutuel a déjà annoncé son intention de passer de 38 000 à 80 000 euros, ndlr). Sans compter qu'avec l'accession, on commence à intéresser certains sponsors institutionnels. »
Un recrutement estampillé D1
Avant même d'avoir son billet pour la LNH en poche, le HBC Nantes avait déjà entamé un recrutement estampillé D1 avec les arrivées du gardien de Montpellier Marouene Maggaiez et de l'arrière de Selestat Hatem Haraket, tous deux internationaux tunisiens. « On voulait un gardien avec une expérience internationale. Ça nous semblait vital dans le cadre d'un maintien. Il faut quelqu'un derrière qui ferme le rideau quand il y a besoin. En plus, il était libre. Quant à Haraket, c'est un vrai joueur de D1. »
« Pour le reste, on va encore recruter deux arrières. En tout cas, on part sur un effectif de dix-huit pros. »
Des ambitions avouées
Une chose est sûre : l'objectif premier pour la saison 2008-2009 sera forcément de se maintenir. Mais pas seulement. « On vise un maintien tranquille. Surtout, on veut que le public nantais vienne voir le HBCN et non l'adversaire, même si on sait que Montpellier ou Chambéry attirent du monde. C'est pour cela qu'on veut absolument bâtir un groupe compétitif. »
Jérôme Le Garrec
Le « H » le samedi ?
Rien n'est officiel, mais le HBCN pourrait demander à la Ligue l'autorisation de programmer ses matches à domicile le samedi en fin d'après-midi, a priori à 18 h.