Derby kite surf :
Vos photos de La Baule
Co-location









Thierry Adam et son fils attendent les promeneurs devant l'office de tourisme de La Baule : Roxane GuichardLe responsable se nomme Thierry Adam. Depuis début juillet, ce parisien d'origine a convaincu l'office de tourisme de la ville de mettre en place un partenariat. Il fournit les engins, l'office prête le guide. C'est donc une flotte de trente-trois segways entièrement équipés qui attend de roue ferme le promeneur.
Un maniement simplifié
Le segway, ou comment se déplacer sans rien faire. Le principe est simple : l'utilisateur est debout et n'a pas besoin de poser le pied par terre, ni pour trouver son équilibre, ni pour avancer. Pour prendre de la vitesse, il suffit de se pencher en avant. Pour s'arrêter, en arrière. Du coup, l'expérience se tente de sept à cent ans ! Seule restriction : il faut peser entre 40 et 120 kilos.
En segway, on est considéré comme un piéton. Il est donc possible d'emprunter les trottoirs, à condition de ne pas rouler à plus de 6 km/h. Mais on peut aussi choisir la route et ses 20 km/h autorisés...
Le plus amusant reste néanmoins les promenades sur la plage à marée basse, ou encore dans les petits bois de La Baule. Enfin, pour les incorrigibles romantiques, La Baule « by night » et ses mille lumières semble indiquée...
Un succès mitigé
Pourtant, Thierry Adam a du mal à lancer son moyen de transport. Il a beau être pratique - et même écologique, les touristes regardent mais ne s'arrêtent pas. « Je ne comprends pas, explique-t-il, je fais ça à Paris depuis deux ans et ça marche très bien. Ici, nous n'avons pas plus de vingt clients par semaine, certains jours, on ne voit personne ! »
Car lorsqu'il s'agit de régler les 33,50 € demandés pour deux heures de visite, les portefeuilles se font timides. « Sur des engins qui coûtent 7 000 € pièce, ce prix n'est pas démesuré, justifie Thierry Adam. « Quand on loue un jet ski 90 € de l'heure, ça ne choque personne », ajoute Yoann, son fils, qui conduit les visites.
Une image malmenée
Mais au-delà du prix, l'image même de l'engin lui porte préjudice. Si certains sourient et posent des questions, le promeneur en segway doit aussi apprendre à ignorer les railleries de ceux qui n'ont pourtant jamais essayé. « Flemmards ! », lance-t-on d'une voiture. « Il faut apprendre à les ignorer, explique Yoann, moi je ne les entends plus ».
Thierry Adam se donne encore quelques semaines pour lancer la machine, mais sans amélioration, il devra rapatrier ses segways à Paris... « Ce serait dommage, conclut-il, car c'est un transport familial, qui permet aussi aux personnes âgées ou handicapée de profiter de la Côte d'Amour. Alors espérons que les gens laisseront tomber leurs préjugés et tenteront l'aventure ! »
Roxane Guichard
Du mardi au samedi devant l'office de tourisme de La Baule. 33,50 € les deux heures, Tél. : 02 40 24 34 44