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Les ouvriers achèvent la tribune « VIP » destinée à accueillir les institutionnels et rendez-vous d'affaires. L'Officiel de la Baule n'a donc pas volé sa réputation si bien qu'il y a six ans, la Fédération internationale d'équitation (FEI) le choisit comme première des huit étapes du prestigieux championnat du monde par équipe. C'est d'ailleurs depuis ce moment « que la manifestation a pris une telle ampleur médiatique », explique Damien Dejoie, le directeur du comité d'organisation. Tout le monde en profite, de la ville qui parfait son image, en passant par les hôtels souvent complets.
Quatre sans-faute
La propriété de la Ville. Le stade hippique appartient à la Ville de La Baule, qui le « met gracieusement à disposition de la Société des concours hippiques de La Baule » pendant la période des compétitions, fait savoir la mairie. Tout comme sont mises à disposition les 80 personnes de l'équipe technique, réunies pour le montage du site (3 600 m2 d'infrastructures temporaires), ce qui correspond à « 600 heures de travail ».
Un an de préparation. La première phase débute dès septembre, par la recherche de partenariats commerciaux locaux en sus des sponsors de longue date, pour un budget arrêté en décembre (en 2008, près de 2 millions d'euros). La seconde phase, de janvier à avril, c'est la grosse partie logistique (notamment l'hébergement des 70 cavaliers et 250 chevaux, et l'embauche des 200 personnes présentes pendant les 4 jours de l'événement, dont une bonne partie de bénévoles). Les cavaliers adorent le Jumping. Outre le public baulois, estimé des coureurs car « très respectueux », ces derniers apprécient « le fait de venir à pied depuis leur hôtel, d'être hébergé en hôtel 4 étoiles juste sur le bord de mer », confie Damien Dejoie. Ce que n'offre pas par exemple Barcelone (dernière étape des championnats du monde en septembre), « où le stade est à 5 km de la mer ».
Success story. Avec 20 000 à 25 000 visiteurs chaque année, le suivi d'une soixantaine de chaînes de télévision de par le monde, on comprend l'investissement de la Ville dans l'éclatante machine qui a de quoi susciter des jalousies chez les autres cités à tradition hippique. Alors, « pour rester dans le tempo mondial », les allocations versées aux compétiteurs s'élèvent cette année à 408 000 € contre 390 000 l'an dernier.
L'histoire d'amour qui lie le cheval et la région depuis plus d'un siècle explique un tel engouement.
Anne-Laure LANGUILLE.