Ligue 2, comment te dire adieu...
30 juillet 2007. Devant un stade comble, le FCN démarrait son court purgatoire de la meilleure des façons, en étrillant Reims (5-0). Espérons que la conclusion soit du même tonneau. : Photo Pierre Minier/Ouest-Médias
Le stade de Beaujoire va célébrer ce soir, face à l'En Avant Guingamp, le dernier match du FC Nantes à domicile dans cette fichue Ligue 2, qu'il espère ne pas revoir de sitôt. Jamais, à vrai dire.
Sous aucun prétexte, il ne veut avoir de réflexes malheureux. Songer aux vacances proches et leur lot mérité de soleil, chaises longues et farniente ? Considérer que le plus dur est fait, bien que cela soit vrai, et « dérouler » ?
Non, parce que son effectif est professionnel, qu'il a suffisamment galéré cette saison, le club nantais l'assure : il ne considérera pas la venue de Guingamp, (12e, 44 pts) lui-même délesté de toute forme de pression, comme un vulgaire match amical destiné à occuper son joli début de mois de mai.
« Se faire plaisir et faire plaisir »
Il y aurait beau avoir le ciel, les oiseaux et la mer (à l'horizon), le FCN fera le nécessaire. Ne serait-ce que pour satisfaire les supporters. « Depuis quinze jours, c'est sûr, les séances d'entraînements sont plus ludiques,explique Michel Der Zakarian. On axe plus sur le travail technique. Maintenant, ce n'est pour cela qu'on va faire l'impasse sur cette dernière semaine. On a envie de se faire plaisir et de faire plaisir à la Beaujoire. »
Antienne reprise à l'envi par ses Canaris. « C'est notre devoir », argue Ricardo Faty. « Le public a toujours été là, fidèle. Nous n'avons jamais douté de lui », enchérit Guillon, David de Freitas insistant sur la notion de « fête ». « Je suis venu à Nantes pour vivre des moments comme ça,souligne l'excellent milieu de terrain. Imaginez signer ici un jour, cela me paraissait déjà exceptionnel. Alors, célébrer une remontée... »
L'ancien Amiénois en profite au passage pour glisser quelques doléances au sujet du futur prix des abonnements - « Je comprends leur colère » -, persuadé que le président Kita, comme il en a l'attention « fera un geste. »
Un autre feu d'artifice ?
Celui que chacun guette concernant la rencontre de ce soir est plus habile à établir : « gagner », histoire de finir l'exercice à domicile tel qu'il avait commencé. Par un feu d'artifice peut-être pas égal à celui de Reims (5-0) mais tout le moins mémorable.
Car, c'est un truisme, il est hors de question de dire au revoir à la Ligue 2, mais carrément adieu, afin de définitivement mettre à l'index les matins gris-bleu. Sauf à éprouver une certaine prédilection pour le sadomasochisme.
Sur le match en lui-même, que dire en revanche ? Que les Guingampais n'ont plus gagné depuis le 21 mars. Qu'à l'inverse les Canaris n'ont, eux, connu qu'une seule fois la défaite à la Beaujoire. En fait qu'importe.
Ce soir, et dans un autre genre, c'est pour le plaisir.
Etienne Kiss
Presse-Océan