Nantes-Rezé basket sous haute pression
Sandrine Ronot et ses partenaires nanto-rezéennes ont déjoué, samedi face à leurs dauphines, Basket Landes. « Nous n'avons pas assumé notre statut » admet-elle. : Bruno Lebeau
N1F. À six journées de la fin du championnat, le NRB n'a plus qu'un point d'avance sur Basket Landes. Désormais, c'est défaite interdite, pour décrocher l'accession en Ligue féminine.
Les joueuses du Nantes Rezé Basket sont-elles en train de craquer ? Tout porte à le croire. Battues au Temple il y a un peu plus de trois semaines, puis peu convaincantes face à Voiron, battues à nouveau par Eyres-Moncube samedi dernier à Dugast pour la première fois de la saison, les Rezéennes accusent dangereusement le coup depuis leur mémorable succès sur Charleville-Mézières, le premier mars dernier. Avec trois points d'avance sur leurs rivales directes, on les imaginait déjà en Ligue.
Aujourd'hui, elles n'en possèdent plus qu'un sur une équipe landaise qui vient de leur faire mal, très mal.Simon Guillou n'en est pas encore revenu.
« Nous n'avons pas su répondre au défi physique lancé par les Landaises en début de match. Cueillis à froid ? On n'avait pourtant pas à l'être. On savait ce qui nous attendait. Nos adversaires ont fait du Landes dans le texte. Nous, on a joué inhibés. Sans âme. On aurait pu se révolter en misant sur notre fond de commerce, la défense. Même pas. J'ai du mal à comprendre. Surtout nos faillites individuelles. »
Marie Vicente, touchée à la cheville, ne tergiverse pourtant pas. « Inutile de chercher des excuses à deux balles. J'ai été mauvaise. Un point c'est tout. » Sandrine Ronot est un peu plus soft. « Nous n'avons pas assumé notre statut. C'est Landes qui a joué en leader. On a été trop tendres. Et c'est vrai que nous ne sommes pas bien ces derniers temps. Il y a de la frustration. Avec les blessées, on s'entraîne mal. Et je crois qu'inconsciemment, après la victoire contre Charleville-Mézières, nous nous sommes relâchées. C'est humain. » Le coach du NRB finit alors par confesser : « Il y a longtemps que je craignais ce scénario. La machine se grippe. Et ce n'est pas physiquement qu'on craque, mais nerveusement. »
La question est maintenant de savoir si les Déferlantes, comme on les appelle, vont être capables de digérer la pilule, de se ressaisir et de résister à une pression qui va être terrible dans ce sprint final à deux. Un seul faux pas et c'en est fini de leur première place, Landes possédant un point average favorable. « Il faudrait un électrochoc pour qu'on relève la tête. Mais on va réagir,assure Simon Guillou. Et les Landaises ne sont pas à l'abri d'une défaillance. »
Sandrine Ronot continue aussi y croire. « Il faut se remettre au travail. On a encore notre sort entre nos mains. Ce n'est pas le moment d'avoir peur. Mars, c'est toujours un mois difficile. » Avril est là. Pas forcément rassurant...
P. M.
Ouest-France