Vos photos de La Baule
Vos plus belles photos de tempête !
Co-location




Avant chaque épreuve, l'animal est examiné visuellement par un vétérinaire. À l'entrée, les montures font la queue par pays, sous la pergola. Haut niveau oblige, devant la commission d'appel de la FEI (Fédération équestre internationale) qui les accueille, il faut montrer patte blanche - ou non boiteuse - pour participer aux épreuves. La concentration est de mise mais les ruades « de gaîté » ne sont pas rares. Un vétérinaire décode : « Le cheval sait ce que ça veut dire de venir ici. Ce sont des bêtes de concours, c'est imprimé dans leur mémoire. Impossible cependant d'évaluer leur niveau de stress et de dire dans quelle mesure il leur sera utile pour la compétition... »
Un passeport
Richard Corde, vétérinaire officiel de la FEI et fidèle au Jumping depuis douze ans, explique : « Nous vérifions d'abord le signalement descriptif et graphique du cheval pour voir s'il correspond au passeport ». Vers 18 mois, toute monture de compétition qui se respecte se fait délivrer un livret où sont détaillées et dessinées ses caractéristiques physiques. En clair, la fédération veut avoir affaire au bon cheval.
Ensuite, le même vétérinaire demande de faire trotter le cheval pour être sûr qu'il ne boite pas. « Mon contrôle est seulement visuel. Par exemple, je ne suis pas autorisé à palper le cheval, poursuit Richard Corde. Si on suspecte un problème, un autre vétérinaire (dit de terrain) est appelé pour éviter les conflits d'intérêt ».
Contrôle anti-dopage
À ces précautions, un contrôle anti-dopage s'ajoutera à l'issue des épreuves. Sur chacune des douze épreuves, un troisième vétérinaire du MCP (Medication control program) va effectuer un prélèvement urinaire et sanguin sur une monture choisie au hasard. Le concours hippique n'est pas exempt du fléau dopage. Un cheval avait d'ailleurs été contrôlé positif l'an dernier à La Baule. Mais Gilles Perrière, président du jury cette année, craint les généralisations : « Au niveau national, à peine 2 % des concurrents sont contrôlés positif ».
À l'issue du premier contrôle hier, un seul cheval britannique s'est révélé faiblard, aussitôt pris en charge par Vincent Boureau, le vétérinaire de terrain : « Il a mal supporté le transport. Il avait juste besoin d'être réhydraté mais demain matin, il devrait être bien ». Quand on connaît les enjeux, on suppose que son propriétaire a malgré tout mal dormi la nuit dernière...
Lucie Beaupérin
Programme en page 26
Impensable d'envisager un circuit élite sans La Baule !
Le jumping de La Baule sous l'oeil aiguisé et admiratif des juges
Avec Tiffany, la poésie n'attend pas le nombre des années
Jumping : quelle grâce, quel panache !
Jumping : derrière les épreuves, la course d'une jeune groom
Jumping pluvieux, jumping heureux !
La Baule : le Jumping se déguste aussi sous la pluie
Les rouages du Jumping international
Pas de concours hippique sans passage au Jumping control
LU, 150 ans d'images à croquer