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mardi 06 mai 2008

Pêche à pied : allier prévention et répression

Les pêcheurs professionnels et amateurs ont investi le traict du Mes à marée basse.  Les pêcheurs professionnels et amateurs ont investi le traict du Mes à marée basse.

Opération de contrôle, lundi matin, à la pointe de Merquel. L'objectif n° 1 des Affaires maritimes est de protéger les ressources.

Lundi, entre 10 h 30 et 12 h, l'Unité littorale des Affaires maritimes (Ulam) de Saint-Nazaire a procédé à un contrôle des produits de la pêche à pied, à la pointe de Merquel. Quatre de ses membres, sous la conduite de M. Gallene, adjoint au chef d'unité, ont vérifié les quantités pêchées, la taille des coquillages et la conformité des outils utilisés.

Le coefficient de 100 avait attiré de nombreux professionnels, y compris de la Somme, et beaucoup d'amateurs, surtout des retraités ; au total environ 70 personnes. Il faut dire que le gisement de coques de Merquel, très irrégulier selon les années, est, cette année, très abondant, et que le gisement de La Baule est interdit jusqu'à nouvel ordre, afin de permettre à la ressource de se reconstituer.

À leur retour de pêche, les amateurs qui semblaient avoir une grosse quantité étaient contrôlés, le poids maximum autorisé étant de 5 kg de coques par personne et par marée. L'objectif étant de préserver les richesses du littoral, et la prévention étant préférable à la répression, les Affaires maritimes rappellent quelques points de la réglementation. Le poids maximum autorisé : 5 kg pour coques, huîtres et moules, 3 kg pour les palourdes ; taille minimum : 27 mm pour les coques, 35 mm pour les palourdes ; outils autorisés : grattes à trois doigts, donc pas de râteau.

S'il arrive parfois que certains contrevenants se montrent verbalement agressifs, cela n'a pas été le cas cette fois-ci. Parmi les excuses invoquées, « je n'ai pas la notion du poids possible dans mon panier », dit ce retraité venu en quasi voisin, et qui avait 9 kg au lieu de cinq. « Je connaissais la réglementation pour les palourdes, mais pas pour les coques », dit un autre, venu d'Angers, et qui a dû laisser le tiers de ses 7,5 kg de coques.

Huit infractions

Au total, huit infractions ont été constatées, dont une concernait à la fois la quantité et les outils utilisés.

L'infraction est un délit passible de la correctionnelle ou d'une amende. Les professionnels ne sont pas soumis à la limite en quantité, mais doivent respecter les tailles minimum et doivent être en possession de leur autorisation de pêcher. Quelque 300 autorisations ont été délivrées pour la Loire-Atlantique. Les quinze professionnels contrôlés étaient tous en règle.

À noter, toutes les interdictions dressées à la suite de l'accident survenu à Donges sont maintenant levées.

Ouest-France

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