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Shani Diluka, pianiste originaire du Sri Lanka, participera pour la troisième fois à la Folle journée. Que représente pour vous la Folle journée ?
C'est un événement important, où le contact avec le public est privilégié. Il est en effet très rare de pouvoir croiser autant de monde. L'esprit de cette « fête de la musique classique » est très particulier. C'est accessible en termes de prix, ce qui en fait un rendez-vous populaire. Car il ne faut pas oublier que la musique classique s'est toujours inspirée de la culture populaire, Schubert le premier !
Qu'est-ce qui vous « séduit » chez lui ?
Schubert m'a toujours « parlé ». Il m'a d'ailleurs permis de remporter de nombreux concours. C'est un compositeur qui oscille entre contemplation, nostalgie et douceur. En cela, il se différencie du grand romantisme qui s'est exprimé dix ou vingt ans plus tard. Et puis c'est un grand humaniste, assez proche des valeurs orientales. Quand je joue des oeuvres de Schubert en Inde, il fascine ! Tout comme au Sri Lanka, mon pays d'origine.
Comment vous préparez-vous à l'approche d'un tel événement ?
Je travaille beaucoup les semaines qui précèdent les représentations. En revanche, la semaine du concert, je rentre plus dans la philosophie du compositeur.
En général, j'arrive sur place la veille. Il y a une telle effervescence que je préfère rester au calme. Ce qui ne m'empêche pas, par la suite, d'échanger avec les professionnels présents. Car la Folle journée est aussi une formidable plateforme de contacts. Lors de l'édition consacrée à Beethoven, à laquelle j'ai également participé, un membre de l'orchestre national de Bordeaux m'a remarquée et a décidé de m'offrir les services de l'orchestre pour l'enregistrement de mon album consacré au compositeur norvégien Edvard Grieg.
Après Grieg, qui aura les honneurs de votre prochain album ?
Mendelssohn, un compositeur allemand du XIXe siècle, dont j'interpréterai trois récitals à l'occasion de la Folle journée. En mars, je rentrerai en studio pour l'enregistrement, avant de m'envoler pour une tournée en Inde, suivie de concerts à Paris et aux États-Unis.
Recueilli par
François GAPIHAN.
Shani Diluka jouera, dans le cadre de la Folle journée, à la Cité des congrès, les 31 janvier et les 1er, 2 et 3 février. Concerts complets.
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