Pollution au Croisic : la provenance des hydrocarbures reste un mystère
L'alerte a été levé mais le port reste sous surveillance, après l'arrivée d'une nappe estimée à plus de 1 000 m2. Photo : Maël Fabre
Une nappe de plus de 1 000 m², des résidus nauséabonds entre les bateaux et des irisations dans le port qui inquiètent les badauds se promenant sur les quais du Croisic... Les signes annonciateurs d'une nouvelle marée noire sur la côte ? La menace a été prise au sérieux samedi après-midi. La municipalité a lancé l'alerte vers 17 h et les autorités ont rapidement déployé le plan des risques technologiques.
Une vingtaine de pompiers mobilisés
Au total 21 pompiers, des plongeurs de Saint-Nazaire, des camions de dépollution d'Orvault, la gendarmerie, la capitainerie, les paludiers et des conchyliculteurs se sont déplacés pour enrayer cette pollution. Mais la tombée de la nuit a rendu les opérations dangereuses et dans l'obscurité, l'origine de la pollution n'a pu être décelée.
Dès 10 h hier, les hydrocarbures sont repartis en mer, poussés par la marée doublée d'un fort coefficient de 101. Un hélicoptère de la gendarmerie est venu surveiller la nappe qui dérivait en mer.
Un incident lors d'un chargement ?
Pour Jean-Yves Loussouarn, capitaine des pompiers nazairien à la tête des opérations, la piste accidentelle d'un mauvais chargement d'une pompe dans un navire est envisagée. Mais rien n'est sûr. « Ces traces d'hydrocarbures peuvent aussi provenir d'un bidon déversé par une entreprise ou par un riverain. Ce qui est certain, c'est qu'elles ne proviennent ni de la fuite d'une cuve qui permet d'alimenter les chalutiers car il y a une alarme, ni des eaux pluviales. »
Plusieurs centaines de litres
Dès vendredi soir, des traces d'hydrocarbures avaient été signalées et le capitaine Loussouarn regrette que l'alerte ait été donnée aussi tardivement. « Mais avec les fortes marées actuelles, les hydrocarbures s'en vont et reviennent. Il est donc difficile de jauger l'importance de la pollution. On peut parler d'un déversement de plusieurs centaines de litres. Il y a eu cinq marées entre le moment ou ça s'est produit et l'évaporation des hydrocarbures. La pollution a eu le temps de disparaître. »
Dimanche, en fin de matinée, l'alerte a été levée. Mais des résidus sont encore bien présents, qui témoignent de la réalité de la pollution.
Maël Fabre
Presse-Océan
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