Municipales : quatre listes à Pornichet !
Philippe Jan préside l'association co-fondée voici quatre ans, Phare, pour défendre la commune du bétonnage et de la pression immobilière.
Est-ce la dernière ? Pas si sûr : avec Thierry Jan, Pornichet s'offre une quatrième liste aux élections municipales de mars 2008.
« Pas tête de liste, plutôt coordonnateur de la liste : ma démarche est plutôt de faire appel à des gens qui ont les mêmes idées et d'établir un programme. » Philippe Jan ne la joue pas politicien : ce cadre d'exploitation de France-Telecom, âgé de 57 ans, marié, père de cinq enfants, est un pragmatique qui préfère relever les manches plutôt que de discourir. Résident de Pornichet depuis 1981, il préside l'association co-fondée voici quatre ans, Phare, association de sécurité routière et d'environnement née avec le plan de déplacement urbain mise en place par la municipalité et la communauté de communes. L'homme s'est opposé « aux conditions de mise en place » sans intervenir « sur les limitations de vitesse et les déviations vers les axes les plus importants. » Les Pornichétins trouvent qu'il y a de la place pour le débat politique, « entre le maire qui affiche clairement son programme sous l'étiquette Hippocampe, et les autres qui ne dévoilent pas leur programme, mais est-ce qu'ils ont vraiment demandé quels étaient les véritables désirs de la population · »Son résumé du paysage ? « Un maire qui a un grand projet qui recueille pas mal de contestations », plus un autre candidat (Robert Bellot,) « de la revanche », et une (Patricia Gallerneau) « qui a été conseillère du maire actuel, puis était chez les Verts, puis au Modem et qui s'est appuyée sur des associations, en prenant le train de la contestation pour lancer sa campagne. » Fermez le ban ! De petits projets partoutPas langue de bois pour un rond, cet amoureux de l'écologie a aussi milité avec celle qu'il pourfend, quand il était Vert (il a quitté le parti voici deux ans, en désaccord, justement, avec Mme Gallerneau). Alors, sa liste, c'est une liste écolo ? « C'est une liste de citoyens qui veulent défendre leur commune, la défendre de la pression de la communauté de communes, de la communauté d'agglomération qui imposent leurs vues aux petites combines qui n'ont plus rien à dire. Nous voulons rendre la parole aux habitants de Pornichet. » Fi des grands projets, mais plutôt de « petites choses dans toute la ville ». Pour le moment, la liste compte une dizaine de noms avec des pôles culture, développement durable et écologique, affaires scolaires, salariés. « Je ne veux pas d'un effet d'affiche mais ce qui importe, c'est la compétence et la motivation. La liste est ouverte ». Liste de gauche ou de droite ? « C'est une liste pour le bien-être des gens ; j'ai discuté avec le candidat de droite, il a de bonnes idées, mais très marquées à droite ». À gauche, « M. Lambert a eu 12 ans pour faire ses preuves. Sa lutte contre le bétonnage et certaines affaires immobilières ne me convainquent pas. » Contre le deuxième port, pas en harmonie avec Hippocampe, le candidat désire le plus de petits progrès tous azimuts.Et chez Mme Gallerneau, « je trouve que c'est une liste pas très crédible, mais plutôt d'intellectuels qui se font plaisir. »Michel ORIOT.
Ouest-France