Sébastien suit une formation de jeune sapeur-pompier au Pouliguen. Dans quelques années il espère devenir pompier professionnel. : Mathieu GibetLa première fois qu'il a enfilé la tenue des sapeurs-pompiers, c'était il y a déjà trois ans quand il est entré à l'école des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) du Pouliguen. Un rêve de gosse qui s'est concrétisé. Un rêve qu'il a en lui « depuis toujours ».
Un grand moment.
Comme beaucoup de pompiers tout a commencé en miniature. « Avec mes deux frères aînés, on jouait aux pompiers. Sauver des vies, combattre le feu. Je les voyais comme des héros » explique-t-il. Quelques années plus tard, il découvrait la caserne du Pouliguen, les camions, le matériel et la tenue des JSP. « Je ne pensais pas recevoir ma tenue si tôt, ça a été un grand moment. » « Tous ont les yeux qui s'écarquillent à ce moment » confirme le capitaine Alain Bertin, directeur de l'école. Une fois en tenue, l'enseignement peut commencer.
Respect et esprit d'équipe
« La première chose qu'on leur apprend, c'est le respect de l'autre et l'esprit d'équipe. Marché au pas, vouvoiement des personnes et des supérieurs, viennent aussi rapidement » explique le formateur.
« Puis au fil du temps, on apprend à approcher un incendie, éteindre un feu de poubelle. On a aussi des cours de secourisme » énumère Sébastien. Chaque samedi après-midi, il se retrouve avec une quinzaine de jeunes pour suivre la formation des JSP.
Pompier professionnel
Pour partir en intervention, Sébastien devra encore patienter une année et décrocher son brevet de JSP. « À partir de ce jour, on sait qu'on entre dans la cour des grands, les portes de la caserne s'ouvrent grand » explique le capitaine Alain Bertin. Un événement attendu avec impatience.
Et après ? « J'espère devenir sapeur-pompier professionnel » confie-t-il. Une étape difficile puisque la sélection est particulièrement draconienne. « Lors des dernières sélections seulement 170 candidats sur 1 400 ont été retenus précise le directeur de l'école. Sur la cinquantaine de jeune qu'on a formé, environ 20 % sont devenus des professionnels, les autres sont devenus sapeur-pompier volontaire. »
Mathieu Gibet

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