Tabac : une manif en soutien à Jo Le Rebelle
À Nantes, le bar-tabac de l'hôtel de ville soutient « Jo Le Rebelle », en grève de la faim.
Un vent de fronde se lève chez les buralistes. Mercredi, ils appellentà manifester au Dresny, à 14 h.
Jo Le Rebelle poursuit sa grève de la faim dans le nord du département. Une pétition circule, elle a déjà recueilli 350 signatures. Les bars-tabacs réclament une dérogation à la loi qui interdit de fumer dans les débits de boissons. Le bar-tabac de l'hôtel de ville, à Nantes, a affiché une banderole et annonce qu'il manifestera pour « défendre notre liberté et obtenir un rendez-vous à l'Elysée ». Il a placardé une banderole « Fumeur, non fumeur, la liberté c'est réciproque » et a scotché la pétition sur une table, devant la vitrine. « J'irai jusqu'au bout ! », a réaffirmé Joël Lailler, lundi après-midi, à Didier Lebreton, président départemental des buralistes, venu au Dresny avec trois membres du conseil d'administration. La détermination de « Jo Le Rebelle » ne faiblit pas. Selon Didier Lebreton, la rencontre avec Nicolas Sarkozy doit se tenir au plus vite. Mercredi, à Paris, il assistera à la réunion du conseil d'administration national des buralistes. La question figure à l'ordre du jour. « Jo Le rebelle », qui a perdu six kilos depuis le début de sa grève de la faim, a insisté auprès de son visiteur : « Vous avez les moyens de faire bouger les choses. Les buralistes de France vous regardent. Vous devez obtenir une rencontre avant le 8 février, date annoncée. D'ici là, le Président pense que je vais cesser la grève de la faim et que le soufflé retombera, que je vais rouvrir mon établissement et qu'après on négociera... On m'emmènera peut-être sur un brancard à l'Elysée, mais j'irai jusqu'au bout ! »
Ouest-France